<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Souffle-Parall&#xe8;le</title><link>http://souffleurdevers.canalblog.com/</link><description>Blog inutile, sans int&#xe9;r&#xea;t et donc forc&#xe9;ment indispensable...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 15 Nov 2009 22:11:38 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Choisir la vie </title><dc:creator>souffle mots</dc:creator><link>http://souffleurdevers.canalblog.com/archives/2008/10/14/10954591.html</link><category>Critiques</category><comments>http://souffleurdevers.canalblog.com/archives/2008/10/14/10954591.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://souffleurdevers.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10954591/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://souffleurdevers.canalblog.com/archives/2008/10/14/10954591.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/47/86/459498/31266993.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;img height=&quot;251&quot; alt=&quot;trainspotting1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/29/14/459498/31267042.jpg&quot; width=&quot;377&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&amp;quot;&lt;font style=&quot;FONT-STYLE: italic;&quot;&gt;Choisir la vie... Choisir un boulot, choisir une carri&#xe8;re, choisir une famille, choisir une putain de t&#xe9;l&#xe9; &#xe0; la con, choisir des machines &#xe0; laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvre-bo&#xee;tes &#xe9;lectroniques... Choisir la sant&#xe9;, un faible taux de cholest&#xe9;rol et une bonne mutuelle. Choisir les pr&#xea;ts &#xe0; taux fixe, choisir son petit pavillon, choisir ses amis, choisir son survet&apos; et le sac qui va avec. Choisir son canap&#xe9; avec les deux fauteuils, le tout &#xe0; cr&#xe9;dit avec un choix de tissu de merde... Choisir de bricoler le dimanche matin en s&apos;interrogeant sur le sens de sa vie. Choisir de s&apos;affaler sur ce putain de canap&#xe9;, et se lobotomiser aux jeux t&#xe9;l&#xe9; en se bourrant de MacDo. Choisir de pourrir &#xe0; l&apos;hospice et de finir en se pissant dessus dans la mis&#xe8;re en r&#xe9;alisant qu&apos;on fait honte aux enfants niqu&#xe9;s de la t&#xea;te qu&apos;on a pondus pour qu&apos;ils prennent le relais. Choisir son avenir... Choisir la vie. Pourquoi je ferais une chose pareille ? J&apos;ai choisi de ne pas choisir la vie. J&apos;ai choisi autre chose. Les raisons ? Y&apos;a pas de raison. On n&apos;a pas besoin de raisons quand on a l&apos;h&#xe9;ro&#xef;ne.&lt;/font&gt;&amp;quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/61/459498/31267013.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;Ces premiers mots de Mark Renton, scand&#xe9;s comme un slam monocorde installent en quelques minutes le malaise ambiant. Mark Renton vit &#xe0; Edimbourg, une des nombreuses banlieues &#xe9;cossaises ravag&#xe9;es par le ch&#xf4;mage et la crise &#xe9;conomique. D&#xe9;sœuvr&#xe9; et sans id&#xe9;al, il vivote avec ses compagnons d&apos;infortune tuant l&apos;ennui et le temps &#xe0; coup d&apos;h&#xe9;ro&#xef;ne. Entre d&#xe9;linquance et menus larcins leur vie s&apos;enfonce petit &#xe0; petit dans une d&#xe9;pendance autodestructrice inexorable. Tour &#xe0; tour psychopathe, violent, path&#xe9;tique, en d&#xe9;calage complet avec la soci&#xe9;t&#xe9;, chacun r&#xe9;v&#xe8;le une personnalit&#xe9; tourment&#xe9;e rong&#xe9;e par les exc&#xe8;s d&apos;alcool et de dope. Entre deux d&#xe9;lires toxicos o&#xf9; le seul but est d&apos;atteindre l&apos;orgasme supr&#xea;me et la recherche perp&#xe9;tuelle d&apos;argent et de sensation toujours plus forte, ces jeunes &#xe9;cossais d&#xe9;sœuvr&#xe9;s tentent de trouver des r&#xe9;ponses &#xe0; cette soci&#xe9;t&#xe9; conservatrice, sans espoir, sans r&#xea;ve, sans rien &#xe0; leur offrir d&apos;autre que cette &#xe9;chappatoire d&#xe9;risoire dans laquelle ils plongent sans retenue. Pourtant m&#xea;me dans le pire des enfers subsiste une faible lueur de salut. C&apos;est cette lueur qui va conduire Mark Renton, sans doute le plus lucide de tous, &#xe0; vouloir s&apos;&#xe9;chapper de ce bourbier. Apr&#xe8;s une premi&#xe8;re tentative qui finira lamentablement dans les toilettescrasseuses d&apos;un pub minable o&#xf9; il fera le plus horrible des &amp;quot;bad trip&amp;quot; - ce qui donne lieu &#xe0; une sc&#xe8;ne d&apos;anthologie remarquable - il suivra de force une cure de d&#xe9;sintoxication avant de s&apos;exiler pour Londres. Ayant trouv&#xe9; un travail stable, il commence une nouvelle vie, loin d&apos;Edimbourg, loin de la came, loin de ses ex amis. C&apos;est du moins ce qu&apos;il croit, jusqu&apos;&#xe0; ce que son pass&#xe9; le rattrape comme un cancer incurable.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;img height=&quot;270&quot; alt=&quot;trainspotting8&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/00/79/459498/31267666.jpg&quot; width=&quot;316&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;Sans concession, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Danny Boyle&lt;/font&gt;, le r&#xe9;alisateur entre autres de &amp;quot;&lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic;&quot;&gt;Petits Meurtres entre amis&lt;/font&gt;&amp;quot; filme cette longue descente aux enfers alternant humour anglais et drame de la banalit&#xe9;. Car le tour de force de ce film n&apos;est pas de faire l&apos;apologie de la drogue, mais bien de la d&#xe9;crire telle qu&apos;elle est, avec ses moments de bonheurs artificiels et ses horreurs bien r&#xe9;elles. Il d&#xe9;crit &#xe0; merveille le cercle vicieux dans lequel s&apos;enferme l&apos;h&#xe9;ro&#xef;nomane. Ce combat int&#xe9;rieur que doit mener celui qui veut en d&#xe9;crocher et qui doit s&apos;exclure lui-m&#xea;me de ses amis pour affronter une solitude insupportable exasp&#xe9;r&#xe9;e par le manque. La conjugaison des deux l&apos;enfonce un peu plus encore dans la souffrance physique et psychologique, ce qui le pousse invariablement &#xe0; replonger de nouveaux pour all&#xe9;ger sa douleur. &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Boyle&lt;/font&gt; d&#xe9;peint cet univers sans jamais sombrer dans le grotesque, le mis&#xe9;rabilisme ou le clich&#xe9;. M&#xea;me si parfois certaines sc&#xe8;nes peuvent para&#xee;tre excessives, elles ne sont l&#xe0; que pour d&#xe9;noncer de mani&#xe8;re forte et marquante la mis&#xe8;re sociale o&#xf9; tentent de survivre ces naufrag&#xe9;s du &#xab; tatcherisme &#xbb;. Sa cam&#xe9;ra se prom&#xe8;ne au milieu des immondices de la vie, impr&#xe9;gnant sa pellicule de ce cauchemar semi-&#xe9;veill&#xe9; dont on sort marqu&#xe9; &#xe0; tout jamais. Le rythme du film accentue les diff&#xe9;rentes phases de d&#xe9;pendance de Mark, nous faisant vivre de l&apos;int&#xe9;rieur ses moments d&apos;excitation de d&#xe9;but de shoot de fa&#xe7;on rapide et violente et les instants o&#xf9; il plane voir m&#xea;me o&#xf9; il d&#xe9;lire compl&#xe8;tement avec des images lentes, a&#xe9;riennes et finalement effrayantes. Une frayeur qui sombre v&#xe9;ritablement dans l&apos;horreur, lorsque Boyle ponctue ces voyages psychotiques d&apos;images chocs qui nous font retomber bien vite dans la r&#xe9;alit&#xe9;. Celle du b&#xe9;b&#xe9; de l&apos;une de leurs amies, marchant &#xe0; quatre pattes au milieu de ces junkies, en est certainement l&apos;exemple le plus frappant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;img height=&quot;242&quot; alt=&quot;trainspotting3&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/54/459498/31267696.jpg&quot; width=&quot;360&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;Et les images d&#xe9;filent &#xe0; vive allure comme un contrepoids &#xe0; la l&#xe9;thargie ambiante du d&#xe9;but des ann&#xe9;es 80 dans cette Ecosse sans gloire complex&#xe9;e vis &#xe0; vis de l&apos;Angleterre. La vie de ces d&#xe9;linquants, &#xe0; l&apos;image de leur pays, est un renoncement &#xe0; vouloir &#xea;tre. Ils fuient la r&#xe9;alit&#xe9; et sont r&#xe9;sign&#xe9;s comme l&apos;est l&apos;Ecosse contrainte &#xe0; n&apos;&#xea;tre qu&apos;une banlieue sordide de l&apos;Angleterre. Subtil m&#xe9;lange de d&#xe9;sespoir et d&apos;humour, l&apos;histoire qu&apos;il nous conte, simple et cruellement banale demeure un t&#xe9;moignage poignant et douloureux d&apos;une soci&#xe9;t&#xe9; &#xe0; l&apos;agonie qui n&apos;a pas su peindre d&apos;arc-en-ciel dans l&apos;horizon brumeux de ses enfants. Mark et ses comp&#xe8;res nagent en pleines contradictions. Refusant un quotidien d&#xe9;pourvu de toute s&#xe9;curit&#xe9; d&apos;avenir, ils plongent &#xe0; corps perdus dans une addiction bien moins prometteuse. Alors que le ch&#xf4;mage gangr&#xe8;ne le pays, ils torpillent de fa&#xe7;on radicale les rares entretiens d&apos;embauche obligatoires pour toucher leurs allocations. La sc&#xe8;ne o&#xf9; Spud se &amp;quot;vend&amp;quot;, face &#xe0; un employeur potentiel m&#xe9;dus&#xe9;, est explosive ! Mais bien qu&apos;ils refusent cette soci&#xe9;t&#xe9;, ils en acceptent pourtant son fonctionnement ne serait-ce qu&apos;en allant toucher les aides qu&apos;elle leur offre, les transformant en assist&#xe9;s oisifs incapables de s&apos;en sortir seuls. On retrouve l&#xe0; une critique plus large de l&apos;Ecosse qui, plac&#xe9;e sous le joug de l&apos;Angleterre depuis plusieurs si&#xe8;cles, n&apos;en revendique pas moins le droit &#xe0; l&apos;ind&#xe9;pendance, sans &#xea;tre capable d&apos;engager la moindre d&#xe9;marche constructive. La d&#xe9;claration de Mark &#xe0; ce sujet est sans appel : &amp;quot;&lt;font style=&quot;FONT-STYLE: italic;&quot;&gt;Mais c&apos;est une punition d&apos;&#xea;tre &#xc9;cossais ! On est les plus nuls des plus nuls ! Le rebut de l&apos;humanit&#xe9;! Le peuple &#xe9;cossais c&apos;est de la merde, la plus asservie la plus pitoyable qui ait jamais &#xe9;t&#xe9; chi&#xe9;e depuis que la terre existe! Ici la plupart des gens ha&#xef;ssent les Anglais, je regrette c&apos;est seulement des connards. Alors que nous on est colonis&#xe9; par des connards. On n&apos;a pas &#xe9;t&#xe9; capable d&apos;&#xea;tre colonis&#xe9;s par une race sup&#xe9;rieure. On est gouvern&#xe9; par des balais &#xe0; chiottes. C&apos;est le trou du cul du monde ce pays Tommy !&lt;/font&gt;&amp;quot;. Alors, la tentative de r&#xe9;demption de Mark est-elle, peut &#xea;tre, une r&#xe9;ponse pleine d&apos;espoir &#xe0; tous ceux qui se sentent exclus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img height=&quot;200&quot; alt=&quot;trainspotting6&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/42/59/459498/31267259.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;R&#xe9;v&#xe9;l&#xe9; sur la BBC par la sublime et d&#xe9;tonante s&#xe9;rie en six &#xe9;pisodes de &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Dennis Potter&lt;/font&gt; &#xab; &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic;&quot;&gt;Lipstick on Your Collar&lt;/font&gt; &#xbb; (diffus&#xe9;e sur Arte il y a une dizaine d&apos;ann&#xe9;es), &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Ewan McGregor&lt;/font&gt; incarne &#xe0; merveille, dans ce qui est son premier grand r&#xf4;le au cin&#xe9;ma, Mark Renton ce jeune &#xe9;cossais au sortir de l&apos;adolescence avec ses doutes, ses exc&#xe8;s, perdu, en manque de rep&#xe8;re, un peu &#xe0; la mani&#xe8;re de &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Vincent Cassel&lt;/font&gt; dans le film de &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Mathieu Kassovitz&lt;/font&gt; &amp;quot;&lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic;&quot;&gt;La Haine&lt;/font&gt;&amp;quot;. On retiendra aussi &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Robert Carlyle&lt;/font&gt;, qu&apos;on retrouvera en meneur de Chippendale d&#xe8;s 1997 &#xe0; l&apos;affiche du g&#xe9;nial &amp;quot;&lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic;&quot;&gt;The Full Monty&lt;/font&gt;&amp;quot;, dans le r&#xf4;le de Begbie, un alcoolique psychopathe, le seul &#xe0; &#xe9;chapper aux ravages de la drogue pour sombrer... dans ceux de l&apos;alcool ! &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Ewen Bremne&lt;/font&gt;r &amp;quot;Spud&amp;quot;, J&lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;onny Lee Miller&lt;/font&gt; &amp;quot;Sick Boy&amp;quot; et &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Kevin McKidd&lt;/font&gt; &amp;quot;Tommy&amp;quot; ach&#xe8;vent cette remarquable galerie d&apos;acteurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Consid&#xe9;r&#xe9; par certains comme l&apos;&amp;quot;&lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic;&quot;&gt;Orange M&#xe9;canique&lt;/font&gt;&amp;quot; des ann&#xe9;es 90, &amp;quot;&lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic;&quot;&gt;Trainspotting&lt;/font&gt;&amp;quot; s&apos;il peut choquer, s&apos;il t&#xe9;moigne d&apos;une violence certaine, est cependant radicalement diff&#xe9;rent de son a&#xee;n&#xe9; m&#xea;me s&apos;il y fait parfois r&#xe9;f&#xe9;rences. Quand &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Stanley Kubrick&lt;/font&gt; choisit plut&#xf4;t un d&#xe9;cor moderne voire futuriste pour l&apos;&#xe9;poque, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Danny Boyle&lt;/font&gt; installe sa cam&#xe9;ra dans un pass&#xe9; proche toujours d&apos;actualit&#xe9;. Quand &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Kubrick&lt;/font&gt; grime Alex et ses trois droogies, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Boyle&lt;/font&gt; n&apos;use d&apos;aucun artifice et nous pr&#xe9;sente v&#xe9;ritablement des &amp;quot;gueules&amp;quot;. Quand &amp;quot;&lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic;&quot;&gt;Orange M&#xe9;canique&lt;/font&gt;&amp;quot; d&#xe9;nonce la violence d&apos;une certaine jeunesse hupp&#xe9;e et d&#xe9;cadente en manque de sensation, &amp;quot;&lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic;&quot;&gt;Trainspotting&lt;/font&gt;&amp;quot; relate le d&#xe9;sœuvrement d&apos;adolescents, sans le sous, d&#xe9;motiv&#xe9;s et sans ambition. D&apos;un c&#xf4;t&#xe9; la violence gratuite comme moyen d&apos;expression, de l&apos;autre comme preuve de survie. Et lorsque &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Kubrick&lt;/font&gt; accompagne son film d&apos;un &#xe9;tonnant m&#xe9;lange de musiques classiques, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Beethoven&lt;/font&gt;, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Purcell&lt;/font&gt;, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Rossini&lt;/font&gt; et d&apos;autres, revisit&#xe9;es par le compositeur d&apos;avant garde &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Wendy Carlos&lt;/font&gt;, qui r&#xe9;-interpr&#xe8;te ces oeuvres au synth&#xe9;tiseur (une premi&#xe8;re pour l&apos;&#xe9;poque!), &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Danny Boyle&lt;/font&gt; nous offre une bande-son explosive et &#xe9;clectique o&#xf9; se c&#xf4;toient &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Iggy Pop&lt;/font&gt;, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Brian Eno&lt;/font&gt;, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;New Order&lt;/font&gt;, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Blur&lt;/font&gt;, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Elastica&lt;/font&gt;, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Pulp&lt;/font&gt; ou encore &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Lou Reed&lt;/font&gt; ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien s&#xfb;r, &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Danny Boyle&lt;/font&gt; n&apos;est pas &lt;font style=&quot;FONT-WEIGHT: bold;&quot;&gt;Stanley Kubrick&lt;/font&gt;, il ne cherche pas &#xe0; l&apos;&#xea;tre d&apos;ailleurs. Il a ses propres codes, sa propre vision et son cin&#xe9;ma plonge dans les m&#xe9;andres d&apos;une r&#xe9;alit&#xe9; bien quotidienne quitte &#xe0; effrayer les bien-pensants.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;400&quot; alt=&quot;trainspotting5&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/37/459498/31267300.jpg&quot; width=&quot;290&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 14 Oct 2008 19:14:00 GMT</pubDate></item><item><title>Nico &#xab; The Marble Index &#xbb;</title><dc:creator>souffle mots</dc:creator><link>http://souffleurdevers.canalblog.com/archives/2008/10/12/10922521.html</link><category>Mur du son</category><comments>http://souffleurdevers.canalblog.com/archives/2008/10/12/10922521.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://souffleurdevers.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10922521/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://souffleurdevers.canalblog.com/archives/2008/10/12/10922521.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#666666&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;Attention chef d’œuvre !&lt;font color=&quot;#666666&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/27/18/459498/31165453.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;150&quot; alt=&quot;Nico_Themarbleindex&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/18/459498/31165453_p.jpg&quot; width=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;small&gt;&lt;font color=&quot;#666666&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;J’imagine que pour la plupart d’entre vous le nom de Nico n’&#xe9;voque pas grand chose. Et pourtant … N&#xe9;e en 1938 &#xe0; Cologne, Christa P&#xe4;ffgen fut, dans les 50/60, mannequin pour les plus grandes revues de mode avant de travailler pourr Coco Chanel. Le cin&#xe9;ma lui ouvre ses portes et la voil&#xe0; aux cot&#xe9;s de Fellini dans &#xab; la Dolce Vita &#xbb;. Elle rencontre alors Alain Delon qu’il lui donnera un fils. Puis elle part en 66 aux USA o&#xf9; elle sera remarqu&#xe9;e par Andy Warhol qui l’impose comme chanteuse au sein du &#xab; cultissime &#xbb; groupe Velvet Underground. Groupe qu’elle quittera d&#xe8;s 1967 non sans avoir sign&#xe9;, de sa voix si particuli&#xe8;re, le classique premier album de la bande &#xe0; Lou Reed, avec qui elle aura une courte relation. Ses amours sont d’ailleurs particuli&#xe8;rement tumultueuses et on lui reconna&#xee;t des relations avec, excusez du peu, John Cale, Jim Morrison, Iggy Pop, Jackson Browne, Brian Jones ou encore Tim Buckley. Dire que Nico a v&#xe9;cu avec les plus grandes l&#xe9;gendes du rock sixties est une &#xe9;vidence. Curieusement, jamais elle n’aura profit&#xe9; de la c&#xe9;l&#xe9;brit&#xe9; de ses illustres amants, loin de l&#xe0;. Elle pr&#xe9;f&#xe8;rera rester dans l’ombre et ciseler son œuvre anti-commerciale et ind&#xe9;pendante. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/small&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;small&gt;&lt;font color=&quot;#666666&quot;&gt;&lt;font face=&quot;arial, helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&#xab; The Marble Index &#xbb;, sorti en 1969, est une pure merveille de d&#xe9;sespoir. Glacial, effrayant, chaotique. Seule &#xe0; l’harmonium &#xe9;lectrique, Nico, d&#xe9;chirante d’&#xe9;motion, psalmodie ses textes de sa voix grave et t&#xe9;n&#xe9;breuse. D&#xe8;s les premi&#xe8;res notes on se sent transport&#xe9; dans un autre monde hant&#xe9; par d’&#xe9;tranges cr&#xe9;atures fantasmagoriques… Un lieu insoup&#xe7;onn&#xe9;, irr&#xe9;el, peupl&#xe9; de fant&#xf4;mes impalpables. La musique de Nico est &#xe0; des ann&#xe9;es lumi&#xe8;res, blafardes forc&#xe9;ment, de tout ce que le rock a produit. Aujourd’hui encore, personne n’est all&#xe9; aussi loin dans cette d&#xe9;marche musicale d&#xe9;structur&#xe9;e et envo&#xfb;tante. D’un coup d’un seul elle a bris&#xe9; les bases fondamentales du rock pour peaufiner une musique intemporelle, un long souffle d&#xe9;chirant, &#xe9;nigmatique, unique. Une oeuvre d’art inclassable, difficile, presque herm&#xe9;tique, mais si belle et puissante lorsqu’on parvient &#xe0; en trouver la clef. Nico n’est pas une grande chanteuse, au contraire son chant est monocorde, monolithique m&#xea;me. Mais aucune autre voix ne saurait mieux interpr&#xe9;ter ses compositions avec la gravit&#xe9; et la profondeur qui la caract&#xe9;rise. &#xab; The Marble Index &#xbb; est un album fragile, d&#xe9;concertant, magique, compos&#xe9; de parcelles d’&#xe2;me tourment&#xe9;e. Artiste atypique et attachante, Nico, d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;e en 1988, nous a laiss&#xe9;s en deux ou trois albums une œuvre majeure.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/small&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;small&gt;&lt;font color=&quot;#666666&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 12 Oct 2008 13:03:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>