Souffle-Parallèle

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03 mai 2008

Le dernier matin

Qu'il est donc doux ce matin de printemps
Quand la rosée en ce jardin libère
Tous les parfums que nous offre la terre
Se réveillant sous le soleil levant

Au pied d'un buisson sauvage et diffus
Soudain je surprends une musaraigne
Fragile animal qui en ce lieu règne
Tout près du vieux saule aux branches touffues

Derrière un pierrier un peu à l'écart
au bord de la mare ou je m'agenouille
Entre les roseaux saute une grenouille
Pour se reposer sur un nénuphar

Par delà le mur au loin je peux voir
Quelques bovidés qui paissent tranquilles
une herbe bien grasse aux tiges fragiles
Avant de gagner le vieil abreuvoir

L'allée où je marche alors me conduit
A travers les fleurs que le jour enrobe
De mille couleurs comme autant de robes
Dans cet horizon qui m'est interdit

Le cœur à l'envers le long du sentier
Je cueille un bouquet, que l'on me pardonne,
De beaux daturas et de belladone
Qui me sauveront de tout ce merdier

© 15/01/2008 00:11

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